Kwadi : colors on a dark island
Une île nimbée d’écume sur la route septentrionale vers Szarwick.

Auteur : Szarah (Sarah le Hardy)
Type : tableaux 3D + Chat
Viewer : Blaxxun
Découvreur : Sketch
Dernière localisation : Kwadi sur Outside
Cette scène fait partie de la saga des Mondes de Szarah et n’a rien pour étonner : une île, un phare, des arbres, un rare bétail et des habitations colorées.
Techniquement, c’est plus une épure qu’un monde gadgétisé : c’est un tableau en 3D.
Comme la plupart du temps chez cet auteur, l’accent est mis davantage sur l’impression à faire naître que sur la précision des détails.
Mais rien n’est anodin chez Szarah et les tiroirs sont nombreux pour qui veut chercher à comprendre un peu plus loin que le visible.
Dans le nom de ce tableau, on peut voir simplement la phonétisation française de l’acronyme COADI (Colors on a dark island).
On peut y voir un jeu de mots en langage SMS : “Quoi, dis ?”
Mais quand on sait que le kwadi est une langue morte de fraîche date, on peut y trouver une autre interprétation.
En effet, à l’époque de la création de la scène (fin 2004 début 2005), le VRML, langage de construction, finissait de dépérir.
Non par manque de puissance (c’est le langage le plus proche des browsers) mais par son incapacité native à encrypter le code.
Les worldbuilders se tournaient de plus en plus vers des solutions-propriétaires capables de protéger leurs oeuvres.
Le nom du tableau est donc peut-être une interrogation quant à l’avenir de l’outil.
Quatre ans plus tard, la réponse est tombée : le VRML non encrypté a fait l’objet de tellement de pillages qu’aucun worldbuilder ne se risque plus à publier sur le Web.
Préparé comme contribution hors-concours par l’organisatrice du Worldbuilders Contest 2004, Kwadi fut mis en ligne quelques semaines dans sa forme de tableau explorable avant d’être retiré.
Sa version actuelle consiste en une galerie de captures d’écran, le moyen le plus simple pour montrer une réalisation sans en exposer les sources.
—
Sketch
—