Wonderland : the next step is Java

Le saut quantique de la 3D online, c’est pour tout de suite.
Pascal devant les berszerkers
Auteur : Java
Type : univers 3D
Découvreur : Sketch
Dernière localisation : Project Wonderland

Depuis 1995, il a souvent été question de bureau 3D, de communautés virtuelles et de mutation du Web.
Le principal frein à cette évolution a toujours été le fait que les solutions étaient propriétaires et fort coûteuses, ce qui disqualifiait d’entrée de jeu les petites entreprises et, à fortiori, les particuliers.
Le côté propriétaire de la 3D était un facteur de stérilisation à la fois du progrès et de la créativité.

Et puis, fin 2006, SUN a libéré Java pour le mettre en open.

Wonderland est un environnement 3D avec Chat.
C’est un bourgeon de l’interface 3D Looking glasses.
Tout y est en Java.
Comme dans les univers 3D standards, on peut y faire évoluer un avatar qui peut dialoguer avec d’autres.
La présentation officielle de Wonderland date de la dernière JavaOne Conference (mai 2007).

Allez à la minute sept du rapport vidéo de cette conférence pour voir de quoi il s’agit.
Pour la petite histoire : l’avatar qui porte l’identificateur Geek sur le dos de son t-shirt représente James Gosling, le maître de cérémonie de la vidéo, c’est le papa de Java.

Les habitués des univers VRML ne seront pas dépaysés : le système qu’ils connaissent est respecté en tous points, jusqu’au cube-conteneur.

Mais il faut bien se rendre compte de ce qui se passe : les panneaux muraux sont des applications actives.
Après les images et la vidéo, voilà que des logiciels opérationnels et utilisables dans leur zone peuvent venir texturer les objets.
On imagine sans peine les possibilités de travail collaboratif.
Mais l’essentiel n’est pas là.
Pour la première fois, la 3D dispose d’un argument monétisable.

L’univers de la publicité s’en trouvera bouleversé puisqu’il sera possible d’exploiter une annonce sur place.
C’est l’arrivée de la publicité active.
Même la télévision ne permet pas ça.

Le contenu tel que présenté a été créé avec Maya et exporté en X3D, qui est désormais le standard.
Les autres applications capables de produire des scènes : Blender, Wings 3D, Sketchup, 3D Studio Max , Lightwave , Art of Illusion … et le Notepad, bien sûr, pour les codeurs purs et durs.

Wonderland a été testé sous Ubuntu avec un matériel très ordinaire et ça marche sans qu’il soit besoin d’add-on.
On a même droit à un éditeur d’avatars qui tient plus de celui des jeux vidéos que de AS2.
Tout pour plaire aux Technos comme au public le plus large.

Où est le bémol ?
Dans le fait que c’est pour Linux, ce qui limite son universalité aux seuls utilisateurs éclairés.
Windows a un GUI qui tourne au niveau kernel alors que X-Window est au niveau utilisateur.
Sous Windows, les applications sont boulonnées à la 2D.

Microsoft réussira-t-il à contrer Wonderland avant que ce dernier devienne un argument pour passer à un OS open ?
Si on interprète le rapport Gartner, il a moins de cinq ans pour le faire.

Pour la première fois, la balle de la 3D est du côté de l’Open.


Sketch

2 commentaires pour “Wonderland : the next step is Java”

  1. Arsène dit :

    Ce qui ne marche pas sous Windows, ce sont les applications natives, telles de Firefox ou bien OpenOffice, à l’intérieur de la scène 3D ; les applications en Java doivent marcher, elles.

    Sinon, tout ce qui est 3D traditionelle marche sous Windows, Linux ou Mac OS-X, bien sûr. :)

  2. Taranis dit :

    Chouette ! Un nouveau jeu. Ça a l’air très rigolo en plus ! :)

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